Quelques livres pour cette nouvelle année
La voleuse de livres
auteur : Markus Zusak
disponible en poche chez Pockett
Allemagne, 1939.
La Mort est déjà à l'oeuvre.
Liesel Meminger et son jeune frère sont envoyés par leur mère dans une famille d'adoption, à l'abris, en dehors de Munich. Sur la route, la Mort rôde autour des enfants, réussit à s'emparer du petit garçon mais c'est la petite fille qu'elle veut.
Ce sera la première d'une longue série d'approches. Durant l'enterrement de son petit frère, Liesel ramasse un objet singulier pour elle qui ne sait pas lire, un livre, 'Le Manuel du fossoyeur', dont elle pressent qu'il sera son bien le plus précieux, peut-être sa protection.
Commence alors entre elle et les mots une étrange histoire d'amour.
Poussée par un incoercible besoin de comprendre ce qu'il se passe autour d'elle, Liesel, avec l'aide de Hans, son père adoptif, décide d'apprendre à lire. A mesure que l'histoire avance, la Mort s'empare de nombreuses vies mais Liesel et ses livres continuent à lui échapper.
Avis : Je vous le conseille très fortement,cela faisait très longtemps qu'un livre ne m'avait passionnée comme ça. J'ai bien du mal à me détacher de l'histoire de ce couple étrange d'une petite fille observée par la mort.
Le treizième conte
auteur : Diane Setterfield
Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l'écart du monde, s'est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd'hui âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l'extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre à sa biographe Marearet Lea est une injonction : elle l'invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l'imaginaire ; et elle ne croit pas au récit de Vida.
Les deux femmes confrontent les fantômes qui participent de leur histoire et qui vont les aider à cerner leur propre vérité.
Dans la veine du célèbre Rebecca de Daphné Du Maurier, ce roman mystérieux et envoûtant est à la fois un conte gothique où il est question f de maisons hantées et de soeurs jumelles au destin funeste, et une ode à la magie des livres.
Diane Setterfield, spécialiste d'André Gide, rit à Harrogate (Yorkshire). Le Treizième Conte, son premier roman, vendu dans 34 pays, est devenu d'emblée un best-seller en particulier aux Etats-Unis oit il est entré n° 1 sur la liste dit New York Times.
Extrait du livre :
L'histoire de Margaret
Je me relevai et pénétrai dans l'obscurité du magasin. Inutile d'allumer pour trouver mon chemin. Je connais l'endroit comme on peut connaître les lieux de son enfance. L'odeur de cuir et de vieux papier m'apaisa instantanément. Je laissai courir mes doigts sur le dos des livres comme un pianiste sur son clavier. Chaque volume a une caractéristique qui n'appartient qu'à lui : le dos toile, granuleux, de l'Histoire de la cartographie de Daniels ; le cuir craquelé des procès-verbaux des séances de l'académie cartographique de Saint-Pétersbourg rédigés par Lakunin ; un classeur usé qui contient ses cartes, dessinées et coloriées à la main. On me banderait les yeux et on me mettrait n'importe où sur les trois étages du magasin que je serais capable de dire où je me trouve rien qu'en touchant les couvertures.
Nous voyons peu de clients à la Librairie Lea, vente et achat de livres anciens : une petite demi-douzaine par jour en moyenne. Il y a un regain d'activité en septembre quand les étudiants viennent acheter les ouvrages au programme de la nouvelle année ; un autre en mai quand ils les rapportent après les examens. Des livres migrateurs, selon le mot de mon père. Le reste de l'année, nous passons des journées entières sans voir un seul client. Chaque été nous amène un touriste occasionnel, qui, s'étant écarté des sentiers battus, et poussé par la curiosité à passer du soleil à l'ombre, entre dans le magasin, où il s'immobilise un instant, clignant les yeux le temps de s'acclimater. Selon qu'il en a assez ou non de manger des glaces en regardant les bateaux sur la rivière, il se peut qu'il s'attarde un moment pour profiter de l'ombre et du calme.
La dernière leçon - Comment un vieil homme face à la mort m'a appris le goût de vivre
Mitch Albom
Tiré à près de dix millions d'exemplaires, demeuré quatre ans de suite en tête des listes des meilleures ventes du New York Times, aujourd'hui traduit dans trente-six pays, best-seller en Angleterre, au japon, en Australie, au Brésil, voici le livre-phénomène qui a bouleversé l'Amérique puis le monde.
" Son dernier cours, mon vieux professeur l'a donné chez lui. Le cours avait lieu une fois par semaine, le mardi. Il commençait après le petit-déjeuner, portait sur le sens de la vie et s'inspirait, bien entendu, de l'expérience. Aucune lecture n'était obligatoire, et pourtant bien des thèmes ont été abordés : l'amour, le travail, les autres, la famille, la vieillesse, le pardon et enfin la mort. Le dernier cours a été bref, quelques mots à peine.
A la place de la cérémonie de fin d'études, il y a eu des funérailles. Et en guise d'examen final, il a fallu écrire un long devoir sur ce que l'on avait appris. C'est ce texte qu'on trouvera ici. Un seul étudiant assistait à ce cours. Cet étudiant, c'était moi. " Par sa simplicité, sa justesse, son émotion, l'histoire véridique des retrouvailles de Mitch Alborn et de son vieux professeur a déjà su gagner le cœur de millions de lecteurs dans le monde.
C'est Marie de Hennezel, l'auteur de La mort intime, quia voulu faire partager La Dernière Leçon au public français.